MONUMENTS, PATRIMOINE, ANCONE A VISITER

Ancône

                       Cathédrale Saint-Cyriaque, Duomo di Ancona
Arc de Trajan, Arco di Traiano

Musée archéologique des Marches,
Museo archeologico nazionale delle Marche

        Musée municipal, Pinacoteca civica
  Santa Maria della Piazza
Loges des marchands, Loggia dei mercanti
  Théâtre des Muses, Teatro delle Muse

Lazzaretto

Cathédrale Saint-Cyriaque, Ancône Arc de Trajan, Ancône Musée archéologique des Marches, Ancône Musée municipal, Ancône Santa Maria della Piazza, Ancône Loges des marchands, Ancône Théâtre des Muses, Ancône Lazzaretto, Ancône

LOGES DES MARCHANDS, ANCONE

Loges des marchands, Loggia dei mercanti


La construction dite des Loges des marchands, Loggia dei mercanti, via della Loggia, à quelques pas du quai Santa Maria, a débuté en 1442. Le bâtiment des Loges des marchands est une superbe illustration des activités marchandes historiques de la ville d'Ancône.

Le chantier des Loges des marchands est ouvert en 1442 par l'architecte Giovanni Pace detto Sodo dans une Ancône en pleine effervescence économique. La Loges des marchands se doit d'être un lieu de rencontres des marchands, où ils pourront exercer leurs activités, les échanges commerciaux, en toute liberté. Cette construction au service de l'économie de la ville d'Ancône se devait d'être située, et l'a été, au plus près du port, sur l'un des accès principaux à la cité.

Loges des marchands, Loggia dei mercanti, Ancône

La façade, de style gothique vénitien, est l'oeuvre de l'architecte Giorgio da Sebenico qui y a travaillé entre 1451 à 1459. Giorgio da Sebenico, Giorgio Orsini, Georgius Mathaei Dalmaticus ou Juraj Dalmatinac, architecte et sculpteur croate médiéval et né en Dalmatie alors sous contrôle de la République de Venise. Ce citoyen de Šibenik est issu professionnellement de l'école vénitienne, Venise une rivale d'Ancône au milieu du XVème siècle.
La façade est divisée en trois parties par quatre colonnes principales, chacune se terminant par un pinacle surmonté d'une statue, de gauche à droite : l'espoir, le courage, la justice et la charité. Les deux grandes fenêtres en forme d'arche romane de la partie basse, murées en 1758 pour des raisons de stabilité, sont maintenant recouvertes d'un vitrage opaque. La partie haute est constituée de trois fenêtres à meneaux aveugles. La fenêtre centrale surmonte un haut relief de Trajan à cheval, glaive au claire. Les fenêtres gauche et droite surmontent deux plaques, une de chaque côté, qui portent les inscriptions SVMPTIBVS ERECTUM et COMVNITATIS ANCONÆ, construit au frais de la communauté anconitaine.

Fresque de Pellegrino Tibaldi pour Loges des marchands, Loggia dei mercanti

L'incendie qui s'y est déclaré lors d'une représentation théâtrale donnée à l'occasion du carnaval de 1556 a nécessité 3 ans de travaux de réfection. Pellegrino Tibaldi, architecte de l'école lombarde et peintre renommé de la Renaissance italienne, s'installe à Ancône et les mène, entre 1558 et 1561, à côté des fresques qu'il exécute au Palazzo Ferretti. On lui doit ainsi, entre autres, les splendides fresques du plafond de la grande salle.


Les occupants français de la fin du XVIIIème siècle accordent la propriété du bâtiment à la Chambre de Commerce d'Ancône. Cette donation ne sera pas reconnue à la restauration de l'autorité papale sur Ancône. Ce n'est qu'après l'unification italienne, 1871, que la propriété de l'édifice est définitivement reconnue à la Chambre de Commerce d'Ancône, qui l'utilise comme siège jusqu'en 1928.
Gravement endommagé lors du bombardement d'Ancône de la Seconde Guerre mondiale, secoué par le tremblement de terre de 1972, ce n'est que récemment que la restauration, la consolidation et le nettoyage des fresques de la voûte Tibaldi ont enfin été conclus. Aujourd'hui, le vénérable Loges des marchands ne reçoit que réunions et conférences d'une importance particulière.


Florilège du patrimoine d'Ancône       Théâtre des Muses, Teatro delle Muse